You are currently viewing TECHNIQUE PHOTO : BIEN EXPOSER LES BLANCS
Chevaux blancs à contre-jour

TECHNIQUE PHOTO : BIEN EXPOSER LES BLANCS

Vous avez déjà photographié un village aux murs blancs en plein soleil, un paysage enneigé, votre chien blanc ou encore une personne vêtue de blanc ? Vous avez peut-être constaté que le résultat ne correspondait pas toujours à ce que vous aviez sous les yeux : des murs qui paraissent gris, une neige sans éclat ou, au contraire, des zones blanches très lumineuses qui semblent avoir perdu tous leurs détails.

C’est une difficulté que l’on rencontre dès que l’on photographie un sujet blanc, et la question revient régulièrement lors de mes ateliers photo avec les chevaux blancs de Camargue.

Alors, comment exposer correctement un sujet blanc sans « cramer les blancs » ou obtenir un résultat « grisé » ? La réponse n’est pas toujours de chercher à éviter la surexposition. Tout dépend de la lumière, du cadrage et surtout de ce que vous souhaitez mettre en valeur dans votre image.

À l’ombre : pas de difficulté particulière !

Lorsque votre sujet, ou votre cheval Camargue, est à l’ombre, la lumière est généralement douce et homogène. L’appareil photo restitue alors assez facilement les nuances du pelage, du blanc jusqu’aux gris les plus subtils, sans réglage particulier : la mesure de lumière globale fonctionne bien.

C’est la situation la plus simple pour conserver du détail dans les blancs. Mais dès que le soleil entre en jeu, les choses se compliquent…

En plein soleil : attention à la mesure de lumière !

Lorsque l’on photographie un sujet blanc qui occupe une grande place dans votre cadrage, l’appareil photo peut être trompé par la quantité de lumière réfléchie. Sa mesure de lumière cherche à obtenir une exposition moyenne et peut conduire à une image où le cheval paraît plus gris que blanc.

C’est aussi très fréquent lorsque l’on photographie un paysage de neige au soleil : le résultat est sous-exposé et la neige apparaît grise au lieu d’être blanche.

Dans certaines situations, il peut donc être nécessaire de surexposer légèrement votre image pour retrouver un blanc lumineux et naturel.

Cela peut sembler paradoxal : on cherche à éviter de surexposer les blancs… et il faut parfois justement ajouter un peu de lumière !

L’important est de surveiller votre histogramme et, éventuellement, l’alerte de surexposition si vous souhaitez l’activer sur votre appareil photo.

Une petite zone très claire n’est pas nécessairement problématique si elle ne concerne pas une partie essentielle de l’image.

Lumière latérale et contre-jour : que faut-il préserver ?

Avec une lumière latérale, une partie du sujet peut être fortement éclairée tandis que l’autre se retrouve dans l’ombre. Dans le cas des prises de vue de chevaux blancs en Camargue, il est souvent préférable de préserver les détails dans les zones claires.

Les ombres peuvent être légèrement éclaircies en post-traitement, surtout si vous photographiez en RAW.

En contre-jour, un autre phénomène peut apparaître : un liseré très lumineux autour du cheval, notamment dans les crins. Là encore, inutile de paniquer ! S’il ne concerne qu’une petite partie de l’image et qu’il participe à la lumière et à la composition, cette petite zone surexposée peut parfaitement être acceptée.

Ne cherchez pas la perfection à tout prix !

C’est probablement le conseil le plus important : ne cherchez pas absolument à conserver du détail dans chaque pixel blanc de votre image.

Une photographie n’est pas un exercice de mesure de lumière parfaite. Ce qui compte, c’est le rendu global de l’image et ce que vous souhaitez raconter.

Un cheval blanc dans une lumière douce n’aura pas les mêmes besoins qu’un cheval au soleil, en contre-jour ou lancé au galop dans les embruns ou la poussière. Selon votre cadrage, une petite zone surexposée pourra être totalement insignifiante… voire participer à l’effet lumineux recherché.

Comme souvent en photographie, il s’agit donc de comprendre ce que fait votre appareil pour pouvoir ensuite décider quand suivre les règles… et quand s’en affranchir !

À vous de jouer !

La meilleure façon de progresser reste de pratiquer : photographiez un même sujet blanc dans différentes lumières et observez ce qui change dans vos images.

Et si vous avez envie de mettre ces conseils en pratique avec les chevaux blancs de Camargue, mes stages photo sont justement l’occasion de travailler les réglages directement sur le terrain, dans des situations de lumière très variées.

Alors, prêts à arrêter de déclarer la guerre aux blancs ? Rendez-vous en Camargue.

Voir toutes les prochaines dates : https://cecile-domens-photo.com/categorie-produit/je-reserve/

Laisser un commentaire