Vous avez peut-être déjà entendu ce mot un peu mystérieux, prononcé avec l’accent du Sud par un gardian ou un passionné de traditions locales : la gase.
Ce terme provençal, issu du mot gaso, qui a donné notre mot « gué », désigne l’une des traditions les plus spectaculaires de Camargue : la traversée d’un plan d’eau par un troupeau de taureaux ou de juments accompagnées de leur poulain, guidés par les gardians à cheval.
Une tradition née de la transhumance
Autrefois, la gase n’avait rien d’un spectacle. C’était une nécessité liée au travail des manadiers et au rythme des saisons. Les éleveurs déplaçaient leurs troupeaux entre les pâturages d’été et d’hiver, et il fallait parfois franchir canaux, roubines ou bras du Rhône.
Tout se préparait avec soin : la date était fixée longtemps à l’avance, les voisins venaient prêter main-forte et les pêcheurs locaux participaient avec leurs barques afin de sécuriser la traversée. De chaque côté de la rive, les gardians à cheval encadraient le troupeau, poussant les animaux vers l’eau puis les réceptionnant à l’arrivée.
Une nécessité devenue patrimoine
Aujourd’hui, les camions ont remplacé les grandes transhumances à pied et à cheval. Mais la gase a survécu, non plus par nécessité, mais par attachement au territoire et aux traditions camarguaises. Elle est devenue l’un des temps forts des fêtes votives dans le Gard, les Bouches-du-Rhône et l’Hérault, attirant chaque année un public nombreux.
Les traversées sont désormais organisées dans des conditions sécurisées pour accueillir les spectateurs. Sous l’impulsion des gardians, les taureaux ou les chevaux s’élancent dans l’eau, nagent en groupe jusqu’à l’autre rive puis remontent sur la berge dans un jaillissement d’eau et de lumière.
Un terrain de jeu exceptionnel pour le photographe
Pour un photographe, la gase est un sujet rare et spectaculaire. Mais dans le cadre des fêtes de village, elle reste souvent difficile à photographier : l’attente peut être longue, l’action très brève, et la foule complique la recherche d’un bon angle de vue. De plus, les traversées ont généralement lieu en pleine journée, avec une lumière dure peu favorable à la photographie.
Pour permettre aux passionnés d’image de vivre cette expérience dans les meilleures conditions, j’organise chaque été deux sessions photo privées au lever du jour, en petit groupe.
Nous assistons à la traversée d’un plan d’eau profond par les taureaux, suffisamment profond pour leur permettre de nager. La séance se déroule dans un environnement naturel préservé, entre marais et joncs. Les photographes sont installés sur une remorque légèrement surélevée afin de bénéficier d’un point de vue dégagé, au plus près de l’action.
La séance comprend la gase elle-même, puis des scènes du troupeau guidé par les gardians à cheval et un petit déjeuner partagé sur place avec le groupe de photographes et les éleveurs.
Vivez l’expérience !
Si vous souhaitez découvrir cette tradition camarguaise et repartir avec des images uniques, les prochaines sessions photo autour d’une gase de taureaux en Camargue sont ouvertes à la réservation sur mon site : https://cecile-domens-photo.com/produit/gaze-taureaux-petit-dejeuner/


faites confiance à Cécile Domens pour les stages photos, les résultats sont toujours positif
son site est très bien organisé, à chaque stage on progresse.
je n’ai pas participé à la tradition de la GASE mais je pense que se doit être assez émouvant.
après les chevaux dans les marais ( à faire au coucher de soleil ) les taureaux à l’aube et les chevaux sur la plage, je me prépare pour des photos dans les salins et dans les lavandes avec chevaux et modèles
jamais déçu. bonnes photos à tous.
Je te remercie Jean-Jacques pour ton commentaire ! A très bientôt en Camargue.